Vingt ans après le rapport sur sports et économie, présenté par Nelson Paillou au Conseil économique et social, le sport et la société ont changé en profondeur.
La société a multiplié les accès à la pratique, compétitive, ludique ou préventive et à tout âge, le sport a acquis une notoriété et une autorité fondée à la fois sur la haute performance, sur une vie associative renouvelée et sur une multiplicité de pratiques autonomes.
Face au tableau contrasté des avancées et des dérives du sport et face aux attentes d’une société de liberté et de responsabilité, le CES a choisi de réfléchir aux formes nouvelles que la gouvernance sportive pourrait prendre pour renforcer la dimension sociale, éducative et culturelle du phénomène.
Le sport au service de la vie sociale ouvre ainsi des pistes inédites tant au plan national que local en s’appuyant sur les trois grands acteurs du développement du sport : le secteur public (Etat et collectivités), le secteur marchand (entreprises et médias) et le secteur associatif dans sa diversité, proposant ainsi un contrat social.
L’ensemble prend sa cohérence autour de l’équité, prolongeant sur le terrain l’égalité des chances au bénéfice de tous, pour faire du sport un contrat éthique au service d’une société solidaire.
Ces constatations - consignées dans un rapport adopté à l’unanimité par la section du Cadre de vie le 28 février - ont conduit à un avis - adopté en séance plénière du CES le 11 avril 2007 par 179 pour, 2 abstentions, 1 contre, tous les groupes ayant voté le rapport sans amendement. - en quatre parties.
I - Organiser une nouvelle gouvernance du sport par le dialogue civil
II - Reconnaître le sport comme vecteur d’éducation
III - Impulser une nouvelle dynamique du sport dans les territoires
IV - Définir une éthique au service de la culture sportive
Le sport s’est démocratisé avec le « tous les sports, pour tous » cher à Pierre de Coubertin. Pour que tout le monde accède au principe de l’égalité des chances, fondement de la rencontre sportive, la formule doit s’écrire : « tous les sports, avec tous » et il faut instaurer la démarche d’un sport équitable.
Le formidable développement du sport n’est pas sans danger ni dérives. Pour ne pas dériver, le Conseil économique et social propose un cap. Il se situe dans un dialogue civil qui débouche sur un engagement réciproque prenant la forme d’un contrat pour le sport équitable.